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Poémes du Prix Littéraire (1)

Par Jean-Marc Massin, publié le mercredi 13 juin 2018 16:58 - Mis à jour le mercredi 13 juin 2018 16:58

Le voyageur inconnu

 

Je suis un voyageur à double nationalité

En quête d’une nouvelle identité

Fuir ne plus être témoin de crimes

Desquels parfois je suis la victime

 

Abandonnés sur ces mers inconnues

J’écris mon manuel d’exil avant d’être perdu

L’abandon des prétentions est la première étape de mon périple

Sombre aux abords, les risques sont multiples

 

Après ce que l’on a vécu la mer c’est rien du tout

Avec mon frère des astres devenu fou

Arrivé sur le continent tant convoité

Errant à la frontière tels des cosmonautes ne faisant que passer.                                              

 

Elsa Rochette et Simon Martin

 

 

 

Voyage

 

Pour seul bagage un sac à dos

Mon manuel d’exil assorti

Témoin du concerto

De la nature fleurie

 

Clochard céleste et frère des astres

Sombres aux abords et acariâtre

Je voyage vers l’océan andalou

Étant donné que la mer c’est rien du tout

 

Et porté par le goût du voyage

Et de ma double nationalité

Je vagabonde de villes en villages

Tels des cosmonautes qui ne font que passer

 

Et louant la Création

Et errant comme un paria

Je m’accroche seulement à

L’abandon des prétentions.

 

                                   Dehlia Gamra

 

 

 

       Malgré ma double nationalité, plutôt sombre aux abords, où nous pouvons voir le manuel d’exil qui est le témoin de l’abandon des prétentions de nos frères des astres. Ici la mer c’est rien du tout et les cosmonautes ne font que passer dans un ciel multinational pourtant si clair au premier regard. Maintenant ce qui paraît éloigné est tout proche. Puis nos origines nous guident et cette proximité d’éclaircie même aux yeux des plus abîmés.

 

Aurore Langlois

 

 

Immigration

 

En Afrique, il y a la pauvreté,

Certains espèrent des moments de gaieté.

En Afrique, il y a la guerre,

Les villageois sont dans la misère.

Mais un jour je fus témoin

D’un acte malsain.

Près d’une ruelle sombre aux abords,

Trois hommes violaient une pucelle alors,

Je sortis le manuel d’exil,

Pour fuir vers l’île la plus proche.

Il fallut me vider les poches,

Pour me trouver un nouveau domicile.

Il fallut traverser l’océan.

Après tout, la mer c’est rien du tout.

L’abandon des prétentions fut le meilleur aboutissement,

Lorsque de grands oiseaux mécaniques, nous visaient, nous !

Alors que de fines ailes tournoyaient sur leur dos,

Ils nous ramenèrent sur la côte.

Je me jetai à l’eau, à nouveau,

Mais cette fois, par de garde-côtes.

Mais un grand navire de secours !

Il nous conduisit en Italie,

Dans un temps très court.

Hélas, les rêves d’avenir sont partis ;

Les cosmonautes ne font que passer.

Jamais je n’obtins la double nationalité.

Vous vous demandez comment cela s’est fini ?

Quelqu’un m’a accueilli :

Elle m’a dit :

« Nous sommes tous frères des astres,

Il serait inutile de vous abattre ».

 

Tiphaine Théaud.

 

 

Voyage littéraire

 

Face à toi je suis témoin du spectacle,

Plongé dans ce regard ensorcelant,

En observant ces yeux sombres aux abords

J’aperçois un calme intersidéral

Où les cosmonautes ne font que passer,

Ils voyagent pour saluer leurs frères des astres

Victimes du manuel d’exil de la vie.

Dans ce lieu unique on peut constater

L’abandon des prétentions du public

Perdu dans cet endroit hypnotisant.

En comparaison, les chants des sirènes

Se trouvant dans la mer, c’est rien du tout.

Je suis dans le flou, ma vision brisée,

Je me perds, cette intensité me trouble

Ces yeux me transpercent et transmettent leur culture.

Ça me fait oublier mes origines,

J’ai une double nationalité.

 

Jade Weinbach et Cassandre Morgo

 

Les voyageurs

 

Avons-nous besoin d’un manuel d’exil

Pour partir en vacances sur une île ?

C’est un voyage qui leur est interdit

Mais ils l’entreprennent pour une meilleure vie

Les bateaux qui les guident vers le Nord

Sur un passage sombre aux abords

Mais c’est leur ultime chemin

S’ils veulent avoir un lendemain.

Après tout ce qu’ils ont vécu

La mer c’est rien du tout.

Il faut qu’ils tiennent jusqu’au bout

Même s’ils ne sont pas attendus

Sur cette planète mal-en-point

Nous sommes tous autant témoins

On voit tout mais on ne fait rien.

Il suffirait juste de tendre la main

A leur arrivée ils sont traités d’immigrés

Ils sont mal regardés

Ils entendent : « les cosmonautes ne font que passer »

Alors qu’ils veulent s’installer.

Frères des astres, compagnons de voyage

Ils se séparent en se souhaitant bon courage.

Après l’abandon des prétentions

Nous les acceptons dans notre population

Ainsi qu’un visage peut cacher une double nationalité

C’est comme ça qu’est née l’Humanité.

 

Léa Mérien et Mathilde Rocher

J’avance dans cette rue sombre aux abords

Dont l’odeur et la noirceur m’effraient encore.

Quand j’y suis témoin, témoin de l’abandon des prétentions,

Celle de toute une nation,

Frère des astres et sœur des constellations

Suivant le manuel d’exil pour éviter tout péril

Double nationalité, nation en quête d’identité, équilibre fragile.

Tout est éphémère, les idées, les pensées,

Les cosmonautes ne font que passer

Et les flots se noyer.

Quant à la mer, la mer c’est rien du tout,

Mais elle suffit pour nous rendre fou

Emportant avec elle les poussières et les secrets d’une journée,

Que personne ne pourra jamais lui faire recracher.

 

Nina Bernard

 

 

Témoin

 

Double nationalité, riche en couleurs, 

Mi malgache, mi française

C’est entre le froid, la pluie et la chaleur

Entre la brume et la braise.

 

Nés sous le même ciel,

Ces deux pays sont frères

Des astres d’un côté que l’on voit à la pelle

C’est en Bretagne que je prends mes repères.

 

Les hôtels, les villas près de la mer

C’est rien du tout face à nos nuits

A dix, hilares, sur quelques matelas de lits

En y pensant, les souvenirs me sont chers.

 

Partir aux sources après un coup de fil

Pour un peu de bonheur ; c’est mon manuel d’exil.

J’ai parfois peur de l’oublier,

Faites que ce soit pour toujours un endroit où je puisse m’évader.

 

En vivant dans cette ville aveuglée

Il faut savoir se protéger

Car en ne faisant qu’espérer

On prend conscience que les cosmonautes ne font que passer.

 

Sombre aux abords premiers,

J’ai pris de l’expérience pour vivre de cette façon

Car rien n’est bon dans l’abandon des prétentions

J’en suis témoin.

 

Joanna Scuiller

Sonnet de l’Univers

 

Frères des astres, perchés dans la thermosphère,

Entouré de Jupiter et du Grand Centaure,

Tu observes cet univers sombre aux abords

Et la naissance d’une nouvelle ère

 

Quelque mille milliards d’étoiles régneront

Seule cette voie lactée en sera témoin

Notre planète sera dispersée au loin,

Ses atomes entre Callisto et Obéron

 

Comme toi, les cosmonautes ne font que passer,

Et nous disent que la mer c’est rien du tout

Tout là-haut, les prétentions sont abandonnées

 

Oublions toute double nationalité

Nul besoin d’un manuel d’exil en ces lieux flous,

Tu n’es rien à côté de ces astres éclipsés.

 

Anouk Bizot et Flavie Lelièvre